I PUISE
C'est bien dommage.
o LA FÉE.
^ oici les flacons... [ FAle tire dcsJÏU" cons d'un boue.) Celui-ci, qui est couleur de rose, en le buvant, fera disparoîlre votre laideur^ et de la même manière, ce blanc-ci vous rendra parfaites.
Hé bien, qu'en dites-vous i'
GÉNIE
Ah maman, c'est à vous à nous conseiller.
LA FÉE
Non , je veux que vous vous décidiez vous-mêmes.
Voyons le couleur de rose.
Iphisel...
io6 LES FLACONS,
LA FÉE, à Mélinde.
Dé grâce, taisez-vous.
IPHISE.
Je ne veux que le regarder. ( La fée lui donne lejlacon. ) Ah ! qu'il sent bon.
LA FÉE
Nous allons vous laisser seules , consultez-vous ensemble^ clans une demi-heure nous reviendrons savoir votre réponse.
GÉNIE
Ah ! ne nous quittez pas.
LA FÉE
Il le faut , nous ne voulons pas vous gêner.
IPHISE. '
Si nous buvions les deux flacons T
LA FÉE
Ils ne produiroient aucun effet \ le mélange feroit perdre leurs vertus. Tenez , Ce'nie, voici vos deux flacons^ et vous, Iphise, voici les vôtres. Adieu.
IPHISE.
Le couleur de rose uous rendra noire première forme...
LA FÉE
Ils ont leurs étiquettes, vous ne pourrez pas vous y tromper , en cas que vous vous décidiez avant notre retour. Allons , laissons-les.
Ma chère Ce'nie , ma chère Iphise !,..
LA FÉE, à Mélinde, Allons , encore une fois , suivez-moû ( Elle dit à Mélinde à part en s'en allant : ) En ve'rité , un moment de plus , et vous gâtiez mon épreuve. ( Elles sortent. )