SCENE XI
PAULINE, seule.
\) mon frère, mon frère!... quel sera ton destin?... Dans quel abîme affreux j'ai précipite ma famille '....Ma mère , elle me hait, elle le doit... Terrible moment, où j'ai vu cette mère si tendre me repousser avec horreur, et m'accabler du poids de sa juste colère! Ah ! mon oreille est encore frappe'e du son de celte voix redoutable et chérie !... Mais qu'enlends-jef Quel bruit de chevaux et de voilures! Quel tumulte effrayant!... ( Un grand coup de tonnerre se fait entendre^ Pauline se lève avec effroi^ le tonnerre, accompagné d'éclairs, conti-
nue avec violence ; Pauline éperdue par" court le théâtre y tous ses mouvemens doivent exprimer la plus vive frayeur ^ enfui elle revient tomber sur le siège de gazon y et le tomierre cesse. Après un silence : ) La nuit... robscurité profonde , cet affreux tonnerre... tout semble se réunir pour ajouter à la terreur qui m'accable.. La mort enfin terminera des tourmens s cruels : ah, puisse-t-elle être aussi prompte
que mes remords sont déchirans! Ou
vient ^ ciel ! que vais-je apprendre ?