‹ Théatre d'éducationChapitre 99 sur 130 · SCENE XIII ET DERNIÊUE · texte numérisé non relu

SCENE XIII ET DERNIÊUE

PAULINE, ROSE, SOPHIE, suivies de quelques domestiques qui portent des Jlam^ beaux ^ et qui restent dans le/ond du théâtre.

SOPHIE

\Ji est-elle, où est-elle?...

Cielî cest ma sœur...

SOPHIE, courant à elle et V embrassant.

Chère Pauline , tous nos maux sont finis : venez , mon frère brûle de vous embrasser^ ma mère vous demande.

PAULINE, V embrassant.

Ah! ma sœur, je sais tout... Mais ma mère me demande!... Est-il bien vrai f ...

SOPHIE

Venez dans ses bras , ma sœur ^ elle vous attend, elle vous désire...

PAULINE

Hélas! comment pourrai-je m'offrir à ses yeux?...

SOPHIE

Ah ! tout est oublié 5 elle ne se rappelle que votre douleur... Celte mère si sensible, elle frémit en songeant à tout ce que vous avez du souffrir... elle ne voit que vos regrets, et l'avenir ne Tinquiète plus.

PAULINE

Ah! je justifierai ses espérances^ je ne Teux vivre désormais que pour réparer des fautes dont ses bontés aggravent encore le repentir. Allons , chère Sophie , daignez me conduire à ses pieds. Ciel!... je crois entendre la voix de ma mère et celle de mon frère !...

SOPHIE

C'est elle...

PAULINE

Dieu !...

( La marquise par oit dans le fond du théâtre^ elle est soutenue d'un côté par le chevalier de Valcour son fds ^

36o . LA CURIEUSE.

et de Vautre par Constance. Le cheir'alier la quitte pour aller embrasser Pauline , qui se précipite dans ses bras y et court ensuite se jeter aux pieds de sa mère ; la marquise tombe évanouie dans les bras du chevalier et de Sophie^ Constance derrière la soutient. La toile se baisse. )

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