‹ Théâtre d'epouvanteChapitre 22 sur 84 · BERNARD, ROLAND · texte numérisé non relu

BERNARD, ROLAND

(Restés seuls, Bernard et Roland se regardent consternés, puis vont à la fenêtre et suivent des yeux Claire qui s'c'-loigne et qu'on voit traverger le jardin la tête baissée, le c rps courbé.)

BERNARD

C'est bel et bien de la paralysie 1

ROLAND, outré

Quel est le salaud qui a fait ça?

BERNARD

Une belle fille comm<' ça, estropiée pour la vie.

(Il prend son chapeau, son pardessus, et vient à la table ranger des

papiers dans sa serviette.) Si lesjournaux apprenaient cette histoire, il y en aurait un s<;andalel

ROLAND

Ils auraient raison... c'est monstrueux!

BERNARD, remettant son pardessus, aidé par Roland.

Dès lundi, j'en parlerai à Marbois .. Heureusement pour l'honneur du corps médical qu'à côté de brutes qui se livrent sur de pauvres filles à des expériences

criminelles... (A Roland, lui montrant sa canne dans un Roin.)

donnez-moi donc ma canne... (Roland laïui passe.) ... il y en a qui n'hésitent pas à risquer leur vie en soignant la typhoïde ou le croup...

50 THEATRE IVEPOUVANTE

ROLAND

Ça compense !

BERNARD, en s'en allant et en ouvrant la porte de droite.

Et à ce propos, vous savez ce qu'a fait un des internes de Lariboisière? c'est héroïque mon cher... absolument héroïque... Figurez-vous qu'il avait à opérer une tumeur du foie...

(Ils sortent pendant que le rideau baisse lentement et qu'on entend l6 bruit de leurs voix disparaître «u loin.)

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