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le plus abstrait de ses drames, est immédiatement suivie de l’Etrangère et de la Princesse de Bagdad, ceux où il a le plus sacrifié à l’effet mélodramatique et à la curiosité de l’intrigue, ceux où les personnages nous donnent le plus cette fâcheuse impression de banalité et de déjà vu. C’est exactement cette hésitation, cette alternance, cette dualité que je vous signalais, après 1870, chez E. Augier et qui vient de ce qu’il y a de bâtard dans la conception d’art que tous deux ont appliquée.
Une autre analogie encore et à quoi l’on trouverait les mêmes raisons. Comme Augier, après les Fourchambault, À. Dumas, après la Princesse de Bagdad et en plein succès semble abandonner le théâtre. Ne serait-ce pas que tous deux ont conscience que leur formule dramatique a donné ce qui était en elle.
Alexandre Dumas y reviendra encore cinq ans plus tard, en un dernier effort. Avec Denise et Francillon il reprendra les deux sujets qui ont été son grand souci : l’adultère et la fille séduite.
Mais le succès triomphal de ces deux pièces n’aura plus la valeur supérieure que présentait le sucrès contesté de certaines autres. Ce sera surtout un magnifique hommage à une carrière accomplie. En 1886, d’autres influences se sont imposées, la jeunesse a des maïtres nouveaux, nous verrons lesquels. Denise et Francillon sont des rappels admirables du passé, ce ne sont plus des promesses d’avenir.