‹ Theatre D'hier et D'Aujourd'huiChapitre 5 sur 81 · DT · texte numérisé non relu

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THÉATRE D’'HIER RSS ES

offrent une contre-partie : étrange comédie, comme toutes les œuvres de cet écrivain, gâtée de déclamations puériles, d’effets vulgaires de mélodrame, maïs avec, par endroits, des scènes d’un réalisme puissant. C’est au Vaudeville encore que seront donnés Dalilah et le Jeune homme pauvre, les pièces d’Augier après son éloignement du Français, Nos Intimes, de Sardou...

L'ancien Théâtre de Madame, le Gymnase qui avait été le domaine de Scribe suit cet exemple. Le directeur Montigny l’a arraché au vaudeville, a joué le Mercadet de Balzac et réuni une troupe d'acteurs de premier plan : Achard, Geoffroy, Bressant, Rose Chéri...

C’est là, pour de longues années, et ce n’est pas rue de Richelieu que va se trouver le véritable foyer de l’art dramatique français et que se livreront les grandes batailles.

Car le premier succès d'A. Dumas n’a pas été sans lendemain et son exemple a été suivi. Diane de Lys en 1853, le gendre de Poirier en 1854, Ceinture dorée, le Mariage d’Olympe et le Demi-Monde en 1855, la Question d'argent en 1857, le Fils naturel et les Lionnes pauvres en 1858... Il est inutile de continuer la série.

Et notez encore que c’est le moment précis où Octave Feuillet se détourne du roman vers le théâtre, où G. Sand donne le Marquis de Villemer, où V. Sardou passe des Pattes de mouches (1860), à Nos bons Villageois et Nos Intimes (1861), en attendant la Famille Benoîton, — où Labiche donne ses premières études de mœurs, vaudevilles sans doute mais vaudevilles dépouillés des banalités ordinaires, d’une verve saine et drue, — où Meïlhac

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