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comédies romanesques en vers et quelques fantaisies pseudo romantiques : l’Homme de bien en 1845, l’Aventurière en 1848, Gabrielle et le Joueur de flûte en 1850. Mais du jour où se révèle enfin son originalité, le temple officiel se ferme pour lui et Le Gendre de M. Poirier doit émigrer au Gymnase. Il ne sera admis à revenir que sept ans plus tard, avec les Effrontés et Giboyer.
Quant à l’Odéon, vous pensez bien qu’étant le deuxième théâtre français il ne peut pas marcher plus vite que le premier. Ses grands succès à cette époque, il les doit à François Ponsard. L’Honneur et l'argent (11 mars 1853) tient l’affiche pendant deux saisons consécutives, — et la Bourse, trois ans plus tard, connaît une égale faveur. ÎIci au moins, rien ne dérange les habitudes du public et des comédiens. Les traditions règnent en souveraines, la morale ne risque pas la moindre atteinte, les tirades se déploient en vers d’épitre à la manière de Boileau. Et pour marquer de façon éclatante la portée de ces solennités d’art, l’empereur lui-même, le prince Jérôme, le prince Lucien, le prince Murat, entourés de tous les grands dignitaires en costume, donnent le signal des applaudissements.
Il est heureux vraiment qu’en dehors des scènes officielles, d’autres théâtres, moins attachés au passé, s’offrent à marcher de l’avant et à risquer des tentatives plus originales.
Le Vaudeville de la place de la Bourse a eu l'honneur de donner le signal ; un an après la Dame aux camélias, il monte les Filles de marbre de Barrière qui nous en