JULIE
Le vôtre, j’admets… Le sien, cela n’est pas prouvé...
JEANNE
Soutiendrez-vous qu’elle a la vocation ? Ah! plût au ciel !… Je n’aune du moins à pleurer que sur moi-même. Mais non ! Il fallait l’entenre il y a quelques semaines, toute au bonheur d’être fiancée ! Sa joie
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faisait plaisir à voir ! Je vous en réponds, elle ne rêvait ni de cloître, ni de cellule. Une vocation religieuse ne s’improvise pas en huit jours, à moins de catastrophe, de vie brisée. Christine est sous, votre dépendance absolue. Voyez dans quel abîme vous la précipitez !… Pendant des années, malheureuse au couvent. Ou bien, si elle se décourage, une existence stérile parmi nous... ;
JULIE, amèrement ironique.
Tout à fait mon histoire !
JEANNE
C’est pour cela, Julie, qu’il faut épargner ma fille. Vous connaissez Venfér qu’elle se prépare : Sauvez-la !
JULIE, avec emportement.
A supposer qu’elle soit à sauver, et que je le; puisse, pourquoi est-ce vous qui m'en priez !… Vous ! ; JEANNE.
Ainsi vous vous vengez ?