I.EGRIi: I
Comprends-tu maintenant la diflieultc?
MOUETTE, riant toujours.
Oh! oui, très-bien,., très-bien... Ah! ah!...
LEGRIEF,.
A-t-on jamais vu ! cet imbf^cile qui me dt au nez! Il y a de quoi rire, peut-être?... Hein! voudrais-tu être à ma place, à présent?
MOUETTE
Non pas, non pas; pas plus qu'à celle de monseigneur. .. Ah ! ah ! ah ! faire si bien la police d'un royaume et n'y voir goutte dans sa chambre à coucher! Vous avez joliment bien fait de me relever hier soir.
LEGRIEL
Me vois-tu, disant à monseigneur...
MOUETTE
Après?...
LEGRIEL
Hélas! tu le sais de reste ce qu'il laudra le.i dire...
MOUETTE
C'est juste! c'est juste; voulez-vous que je vous donne un bon conseil?
LEGRIEL
Eh! sans doute! que faut-il faire?
MOUETTE, gravement. Il ne faut pas dire ça.
LEGRIEL
Me voilà bien avancé!
MOUETTE
C'e^t la faute de ce marquis, aussi. Que diable! quand on fait de ces choses-là, on devrait penser au pauvre homme qui sera obligé de faire son rapport. Mais bali ! tons ces beaux messieurs ne pensent qu'à eux !
Des égoïstes!... quoi !... lit puis des mœurs!... pas de mœurs!...
AIOUETTE.
Ç.i, c'est vrai, pas plus de mœurs que dessus ma main. Mais enfin, il faut cependant que vous disiez quelque chose.
LEGRIEL, résolu.
Non... je ne dirai rien.
MOUETTE
Comment ferez-vous?
LEGRIEL
J'écrirai. Du moins je ne serai pas là quand I ' bombe éclatera. (Soiliint.) A la grâce de Dieu î