‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 124 sur 764 · ACTE SECUM · texte numérisé non relu

ACTE SECUM

GI\ lî V.

Au coiitiairc... et si tu veux me suivie, mari, dot, cadeau... rien ne te manquera, je me cliarge de tout. Viens, viens. (Il l'entraîne.)

MOIETTE.

Ail çà! je ne n'-ve pas! je ne suis pas sourd, c'est bien Rose et M. de Givry... Ce n'est donc pas chez madame, mais bien chez... que le marquis... deuxième supplément! Ah! mon pauvre Lcgriel ! te voilà joli garçon, à pi'ésent. S'il va écrire à monseigneur... Il faut absolument que je lui dise... Diable! un moment! s'il est si inquiet sur la manière dont monseigneur prendra la chose, il me semble que je ne dois pas être plus rassuré sur la façon dont il la prendra lui-même.

.■\iR : Et voilà cotmne tout s'arminj/!.

Me voilà bien embarrassé, .le tremble, et ce n'est pas sans cause ; Dans quelque rang qu'on soit placé, On n'aim' pas à savoir la chose.

Mon chet va se mettre en fureur.

Le coup lui semblera bien rude ; Je crois même qu'un grand seigneur Montrerait moins d' mauvaise humeur, Par un effet de l'habitude.

(M. df Sai-tines passe dans le fond avec un domestique à qui il remet des papiers. Le domesti^pie sort et Sartines entre dans l'appartement de sa femme.)

Cependant je ne puis pas, en conscience, laisser ce pauvre cher homme donner sa lettre!... Ah I quelle idée! Oui, c'est bien cela... je tiens le moyen... Je lui dirai... sans lui dire... Il ne donnera pas sa lettre.

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