SARTINES, MADAME DE SARTIXES, LEGRIEL
ET MOUETTE, ensemble, avec surprise, en se retournant.
M. de Givry!
ROSE, continuant, montrant fiivry.
Est venu en sortant du bal; il voulait échapper aux gens qui le poursuivaient, et il a pensé... LEGRIEL, au désespoir.
J'en étais sûr !... animal de iMouette !
ÎI A D A iM E DE SARTINES, à part.
Je respire!... il a gagné Rose.
SARTINES
Quoi, Givry! dans ma propre maison, presque sous ma clef, c'est d'une audace...
GIVRY
Dont la fortune aurait dû me récompenser.
SARTINES
Au moins, Givry, vous conviendrez que depuis hier rien ne m'est échappé de vos faits et gestes, et que j'ai gagné mon pari.
GIVRY
Oh ! c'est juste!... (A part.) J'ai joué à qui perd gagne! (Il remet une bourse à Sariines.)
SARTINES
Et malgré la généreuse hospitalité de mademoiselle Rose...
Ah! Monseigneur, c'était en tout bien tout honneur. J'c<;pére que vous ne doutez pas de la pureté des motifs...
SARTINES, riant.
Oh! non, ni Legriel non plus! à quand la noce?
ROSE, bas à Legriel.
J'ai gagné ma dut.
LEG RIEL, bas.
Dieu sait à quel prix!
li ()*; E, loujOius bas.
Itnbécili'! niadanif s'est ch.irgi;e des frais, entends-tu? et c'est Monsieur qui paie.
LEGRIEL, bas.
Vrai! ah! vous pouvez vous vanter de m'avoir faii un»; fameuse peur!
LE DOMINO ROSE
SABTINKS.
Mon clier Givry, i'i l'avenir, si vous voulez Hra sûr du secret, je vous conseille en ami d'adresser vos vœux plus liant. (A pnrt.) Une femme de cliambrc, c'est bien suballorne, ra n'amusera pas le Roi,
i.KcnirL, à Sarflnes.
Aurai-jo de l'avancement, iMonseigneur?
SARTINES, Haut.
Oui, oui, mon garçon, et personne ne dira que tu ne l'as pas bien gagnt^
LEURIEL.
Monseigneur est si bon qu'il y mettrait plutôt du sien.
CHOElJR.
•\rn : Quel doux manient.' (St-Denis.) Quel doux moment! his.
Ah! vraiment
C'est charmant!
Par le plaisir Tout va finir,
Plus de feinte,
De contrainte,
Ni de crainte A l'avenir.
FIN \>V UOMJNO KOSE.
FRÉTILLON