SCÈNE V
Les Mêmes, MARIE.
M.\RIE, avançant timidement.
Ah! monsieur, que de bonté!...
COLAUDET.»
Pourquoi craindre alors de vous approcher... vous ne voulez donc pas m'embrasser?
MARIE, avec gentillesse.
Oh! si... (Elle passe auprès de Colaudet qui l'embrasse.)
COLAUDET, à lui-même, regardant Marie.
Il a bon goût, ce luron-là... il tient de moi.
JULIEN, à Marie, ^larie, il faut que je vous laisse... je vais réunir mes économies; elles me seront nécessaires pour quitter la France.
MARIE
Je vais être bien inquiète jusqu'à votre retour.
JULIE\
Marie, je vous confie au meilleur des hommes, à mon second père... vous me reverrez bientôt.
ENSEMBLE
MARI E
.\iR : Cucltons-nous et sachons nous taire (de Jacquemini.
Ah ! grand Dieu ! malgré moi je tremlile, Ah! se peut-il? ainsi, tous deux; 11 va donc nous laisser ensemble?
Comment oser lever les yeux?
COLAUDET.
Mais je crois vraiment qu'elle tremble, C'est le défaut des amoureul ; Quan<l nous allons rester ensemble, l'ourquoi n'oser lever les yeux?
JULIEN
Mais je crois vraiment qu'elle tremble... N'êtes-vous pas près de nou.s deux?
Et lorsque je vous laisse ensemble, Pourquoi n'user lever les y(!ux ?
(Julien sort par le fond. Marie l'accompagne jusqu'à la porte, puis elle s'avance un peu, et reste pensive, l'œil fixé sur la porte. j