‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 233 sur 764 · MA U ASIE DE BRESCIEUX · texte numérisé non relu

MA U ASIE DE BRESCIEUX

AIR : Connnissez-rous le grand Eugène?

Vit-on jamais une telle impudence!

Si je voulais, monsieur, dans ce moment, Je pourrais bien vous imposer silence.

Coi.ACDET, avpc ironie.

Cela se peut! je voudrais voir comment... Et ce n'est pas facile en ce moment.

MADAME DE BRESCIELX.

Si je disais : L'enfant que je réclame. C'est moi qui suis sa mère.

COLAi'DET, de même.

Eu vérité!

MADAME DE BRESCIEUX.

Que diriez-vous?

COLALDET, de même.

Rien... je serais, madame.

D'autant plus fier de ma paternité.

(Il veut lui baiser la main.)

MADAME DE BRESCIEUX.

Ne m'approcliez pas... sa paternité!... fi, l'iiorreur! mais il est des gens c[ui peuvent certifier le contraire... et monsieur le comte, au besoin. (Elle se retourne vivpment, M. de Brinville garde le silence.)

COLAUDET, après avoir examiné M. de Brinville.

Oh ! je ne crains pas que Monsieur me démente. MADAME DE BRESCIECX, à de Brinville.

Eh quoi! vous vous taisez... vous me laissez injurier,., vous ne vous déclarez pas...

DE BRINVILLE, bas.

Éléonore, vous oubliez que vous n'êtes plus libre, ni moi non plus.

COLALDET, gaîment , à Marie.

.Ma fille, mon enfant, viens m'erabrasser...

MADAME DE BRESCIEliX.

Comment! vous osez...

COLACDET.

C'est bien le* moins... (Appuyant.) Mon enfant! DE BRINVILLE, à lui-même.

Allons! il faut céder... Colaudet est trop honnête homme pour abuser... (Passant entre em deux. A Colaudet.) Signeriez-vous que Marie est votre fille?

COL Al OET.

Si je le signerais!... (A part.) Ma foi! je ne m'en dédirai pas... (Haut.) De mon sang, M. le comte.

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