‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 247 sur 764 · FAN'N V · texte numérisé non relu

FAN'N V

Où donc l'as-tu connu?

LÉOME.

Oh! il y a déjà longtemps... plus d'un au... j'étais encore en pension.

Ali! dans votre pension, on vous permettait donc de voir des messieurs?

LÉOME.

Perds-tu l'esprit?... est-ce que jamais on permet cela?

Alors, comment cela se faisait-il donc?

LÉONIE

Ail! l'on trouvait des prétextes... Ernest était l'ami du fils de notre maîtresse de pension... et par lui il avait trouvé moyen de venir aux petits bals qu'on nous donnait de temps en temps... Oh! c'était une grande faveur!... il y avait aussi deux ou trois autres charmants cavaliers... mais je dansais presque toujours avec Ernest... c'est comme cela que j'ai fait sa conquête.

FAN M Y

Des bals, des fûtes!... comme c'est agréable, la vie de pension !... Moi, à la campagne où je restais avec ma pauvre niére, je ne dansais <{u'unc fois par an... h la saint Hasile , patron de notre village... et pour charniauls cavaliers je n'avais que do gros pay>ans qui brouillaient toutes les figures et qui me marchaient quelquefois sur les pieds, avec un aplomb !... Oh ! mais cela ne m'empêchait pas de m'amuser comme une folle... Pour-

LA FILLE MAL ELEVEE

tant, je suis franclie... les danseurs de ce soir valent mieux... Sais-tu qu'il est très-bien , monsieur Krnc^t?

Est-ce que je l'aurais distingué sans cela?

FANN Y.

II doit i^tre aimable, bein? a-t-il do l'esprit?

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