I.ÉONIE, avec chagrin
Eii ! oui, l'on vient.., c'est toute la maison qui
se lève... Kh! vite, vite, sauvons-nous dans notre
chambre... Heureusement j'ai soufflé la lumière.
FANNY, s' arrêtant.
Eh bien!... tu ne songes pas à...
;-ÉONi i:.
A qui?
FANNY
Comment! à qui?,., à M, Ernest... si c'est sur lui qu'on a tiré...
LÉONIE
Viens donc... viens donc... veux-tu qu'on nous surprenne? (Elle entraîne Fanny.)
Mais je ne te conçois pas... Un jeune homme <|ue tu aimes! (Elles entrent ensemble dans la chambre de Léonie.)
SCÈNK V.
ANNETTE, avec nu flambeau, BERTR AND, suivi de quelques Domestiques, LH PORTIER, tenant une lanterne, puis MADAME DE FRAN- CE Y, en peignoir, enfin DESORMES.
(A peine les deux jeunes tilles sont-elles rentrées qu'Annette arrive par le fond avec quelques donipjtiques ; Bertrand entre en même temps avec quelques antres et le portier.)
CH<KUR.
Ani de Fra-Diavolo.
ANNETTE, BERTRAND, LE PORTIER et LES DOMESTIQUES.
Quel bruit soudain s'est fait entendre?
Est-il ici quelque assassin?
Nous venons tous pour le surprendre, Allons, allons ! ne craignons rien.
ANNETTE, à Bertrand.
Ah! vous voilà, Bertrand.
BERTRAND
Moi-même, grâce à Dieu.
ANNETTE
Que je suis contente!... Les scélérats vous ont manqué... Vous n'êtes pas assassiné.
BERTRAND
Non, car c'est moi qui ai tiré.
ANNETTE
C'est égal... ilsontcertainement des poignards... Combien étaient-ils?
BERTRAND
Je n'en ai vu qu'un.
LE PORTIER, qui causait à gauche avec les autres domestiques, se tournant vivement.
Un... vous osez dire un !
ANNETTE ET LES AUTRES, à Bertrand.
Parlez, Bertrand... dites... dites ce que vous avez vu. Silence... voici madame.
MADAME DE PRANGEY, regardant avec précaution, avant de sortir de chez elle.
Ah ! grâce au ciel... ce sont tous mes domestiques, je croyais que les voleurs venaient chez moi... (A Debormes qui arri\e par le fond.) Ah! mon frère, arrivez donc... Savez-vous ce que cela signifie ?
DESORMES, entrant.
Calmez-vous, ma saui... c"est pour vous tran-