‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 254 sur 764 · ACTE l'HEMlER · texte numérisé non relu

ACTE l'HEMlER

quilliser justement que je suis descendu... (11 rit. j Ce poltron de Bertrand aura eu peur de son ombre... Je gage qu'il n'a vu personne.

LE POnTIEB.

Personne, monsieur Desormes... oh! que si, j'ai entr'ouvert la porte cochère...

DESOKMES, vivement.

Et tu as vu du monde?

LE PORTIER

Non; j'ai vu un cabriolet, à cinquante pas de moi... la maison est cernée.

DESORMES.

Cernée, invisiblement alors... (A Bertrand.) Sur qui as-tu tiré ?

BERTRAND

Sur un homme.

Comment serait-il entré dans le jardin?

LE PORTIER

Je l'ai deviné, moi... Quand mon fils Jacques m'a dit qu'il n'y avait qu'un petit jockey endormi dans le cabriolet, j'ai dit : Voilà!... le plus souvent que le jockey est endormi!... il est tué, et les voleurs auront monté sur la capote du cabriolet pour franchir le mur.

Hein!... ceci paraît plus vraisemblable,

ANN ETTE

Ces brigands ont tant d'adresse et d'invention ! ils sont encore dans le jardin, c'est sur... Oh ! mon Dieu! si c'était un des treize de M. de Balzac que Madame lisait l'autre jour... Un dévorant.

BERTRAND

C'est bien possible.

LE PORTIER

Pardienne... ça ne fait pas de doute.

MADAME DE PRA\GEV

Ah! que j'ai peur!

DESORMES.

Allons, pour rassurer toutes ces tètes folles... je vais...

M\l) AME DE PR A^(; KY,

.Merci ! mon frère.

DESORMES.

Je ne parle pas de vous... je vais faire le tour du jardin avec monsieur Raymond, qui arrive aussi au bruit de la mousquuterie comme un brave.

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