‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 261 sur 764 · ACTE PHEMIKi · texte numérisé non relu

ACTE PHEMIKi

par une manœuvre aussi prompte qu'habile, touinant les posiiions de l'ennemi, vous m'avez fait éviter sa poursuite comme par miracle.

K.WNV.

Oh! vous n'ôtes pas hors de danger... après avoir battu tout le jardin, ils vont peut-ôtrc revenir...

Er.\EST.

Us en sont bien capables... Quels enragés! mais si l'on vous voyait avec moi... vous vous êtes assez exposée déjà.

FAN\Y

Qu'importe !

EfiNEST.

Trop bonne en vérité... je ne puis consentir à me sauver à ce prix-là.

RAYMOND, à part.

De toutes les manières, tu ne m'échapperas pas, je t'en réponds.

F A N N Y , avec effroi .

Mais, monsieur, quand je vous dis qu'il faut que je vous guide hors d'ici... autrement... vous ne pouvez manquer de tomber entre leurs mains.

ERNEST

Du tout, du tout... allez rejoindre votre cousine... je parviendrai à sortir d'ici.

FANNY, frappant du pied.

Avec votre bras foulé... vous franchirez la muraille, n'est-ce pas?

ERNEST

Certainement, certainement... aïe, aïe... (Il se frotte le bras.) Que c'est bote de tomber du haut d'un mur!... et du mauvais côté, encore... au moins si c'eut été dans la nie.

FANNY

Restez là... je vais appeler Léonie... elle m'aidera à vous faire évader...

RAYMOND , à paii.

Léonie est sa confidente.

ERNEST, airctant Fanny et passant à sa gauche. Par exemple!... consentira vous exposer toutes deux!... on me prendra, soit... je dirai, je ne sais pas... que je suis somnambule... ou plutôt, amoureux de la femme de chambre.

FANNY

Pourquoi donc cela, monsieur? pourquoi men- I tir?... cette pauvre fdle^ pourquoi la faire ren- I voyer? quand Léonie peut si aisément... oui, elle surtout qui a toutes les clefs de la maison... je ne I suis pas en peine... Comment pourrait-elle hési- I ter?... dans votre position, c'est un devoir pour I elle. (Elle va à la porte de Léonie et frappe.) Léonie, I c'est moi !

SCfcNE XII.

Les Mêmes, ANNLTTE.

AN NETTE, entrant par le fond.

Ahl mon Dieu! cette robe blanche, c'était muilemoiselle Fanuy... et un liommo avec elle.

ERNEST, baisant la main de F.inu».

Nous êtes un ange.

ANNETTE

Le brigand qui lui baise la main !...

FANNY

Attendez-moi là, je reviens... (La porte de Léonie s'ouvre; elle tire à elle Fanny et referme rapi.Ienient.) raym'ond.

Elle ne le retrouvera pas.

ANNETTE, Se retournant.

Et monsieur Raymond qui est là... il a vu aus-^i le brigand... Bon! ah! ben oui, un brigand... un amoureux, pas autre chose. Courons prévenir monsieur Desormes. (Elle redescend an jardin; il fait tr«ssombre.)

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