‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 279 sur 764 · ACTE DKUXIKMK · texte numérisé non relu

ACTE DKUXIKMK

EK\EST, rinleiTouipaiit.

C'est juste, vous ne nie connaissez pas... un seul mot va rendre à ma visite toute la convenance possible (En riant) dans les circonstances. (Avec fatuité.) Ernest de Cliatenoy... trente mille livres do rente... c'est-à-dire vinst-neuf, à cause d'un pari de vingt mille francs perdu l'autre jour... ce qui a décomplété la trentaine... De la jeunesse, des es- )érances dans l'avenir, dans le passé des anêtres, et le désir d'avoir des descendants : (Contiuant de petits saints.) voilà ce que je suis, et ce jui m'a rendu assez hardi pour venir vous adresser... une demande en mariage.

DESOUMES.

Une demande en mariage?... ah!... (A part.) Un fat!

Précisément, monsieur.

FANNY, à Ernest.

Si c'est pour cela que vous vous êtes montré, à la bonne heure... Ah! que je suis contente! (A madame de Prangey.) Vous voyez bien, ma tante. MADAME DE PRANGEY, à Fanny.

Vous avez raison de vous réjouir, mademoiselle ; car, certes...

DESORMES, à Ernest.

Ainsi, monsieur, c'est la main de ma nièce...

ERNEST

Que je serais heureux d'obtenir... (A Raymond.) Ce qui ne m'empêchera pas, monsieur, de vous offrir toutes les satisfactions imaginables. RAYMOND, avec lin soupir.

Celle-là me suffit , monsieur.

ERNEST

Fort bien... alors, touchez là, monsieur.

MADAME DE PRANGEY.

Suivez-moi, Léonie.

ERNEST

Comment, madame, vous emmenez mademoiselle? ne me permettez-vous pas auparavant...

MADAME DE PRANGEY.

C'est à mon frère , monsieur, qu'il faut vous adresser.

LÉONIE, suivant sa mère.

Ah! mon Dieu! que va-t-on penser de moi lorsque tout va s'éclaircir. (Madame de Prangey et Léonie sortent, Desormes les accompagne jusqu'à la porte.)

ERNEST

Eh bien ! elles s'en vont !... ah ! je comprends... les convenances... elles exigeraient certainement aussi que quelqu'un voulût bien me servir d'interprète en ce moment, mais... (Se retournant vers Ray-

1 iiiond.) Eh! parbleu, monsieur Raymond, vous devez voir l'embarras où je me trouve... serait-ce

î abuser de votre complaisance que de vous prier...

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