I.A Y MOM) , à lui-tiii'iMi
Ail! nioiisieiir Ernest , vous êtes bien le plus heureux mauvais sujet de toute l'armée.
ERNEST
1)0 l'année... moi, monsieur? Vous me faites trop d'honneur. 'X part.) Pas seulement de la garde nutionalo.
SCÈKE XI.
FANNV, PxAYMO.ND, ERNEST,
DE S OR M ES
FANNY
Ah (,à! mais si ma tante et ma cousine s'en vont... que je suis étourdie... il faut que je m'en aille aussi.
DESORMES.
Restez , mademoisello.
FANNY
Que je reste... pourquoi donc? (A part.) On n'a pourtant pas besoin de mon consentement pour marier Léonie. (Elle passe à gauche.) ERNEST, à Raymond.
Monsieur, c'est à vous de... Vous êtes mon père en ce moment.
RAYMOND, à hii-mtme.
Allons, puisque c'est là le bonheur qu'elle a choisi... (Passant auprès de De.sormes.) Monsieur Desormes...
DESORMES, rarrêlanl au moment où il va parler.
C'est assez... maintenant que ma sœur n'est plus ici, les cérémonies .sont superflues. (A Ernest.) Je connais votre nom, monsieur, il est honorable infiniment plus que votre conduite... D'ailleurs la manière dont vous vous êtes introduit dans cette maison , et celle dont vous vous y présentez rendent parfaitement inutiles toutes les informations. Je vous accorde donc, avec beaucoup de regret , très-malgré moi , parce que je ne puis m'en dispenser, la main de niadonioiselle Fanny Beauclair f(ue voici.
Ma niaiu à monsieur!... Mais mon oncle...
DESORMES.
Paix, madomoiselle.
ERNEST
Certainement, monsieur, je regarderais comnio un bonheur inimaginable l'offre ((ue vous me faites eu ce moment... mais il y a deux petites difficultés... la première, c'est que madomoiselle n'y cons( Ml tirait pas.
UESORMES.
Comment! n'y consentirait pas!