SCÈNE II
JUMILLY, GRANDET, un Domestique.
LE DOMESTIQUE
Monsieur!... madame la duchesse.
JUMII.LY.
Déjà!...
GRANDET, au ilouiestiqup.
Prie-la de monter.
LE DOMESTIQUE
Mais, monsieur, elle est évanouie.
JUMILLY.
Grand Dieu !
GRANDET
Évanouie?... Eh bien! qu'on l'apporte.
LE DOMESTIQDE, SOrtaut.
Oui, monsieur.
Il MILI.V.
Tu vois, mnu ami, quel effet!...
GRANDET
Je ne pensais pas qu'elle se servirait si tôt de l'évanouissement; elle a tort de se tant presser... ce sont des munitions perdues.
Jl MILLY.
Si elle allait être malade?
Ah bien oui!... d'ailleurs je suis médecin, je la soignerais.
Jl MILLY.
Courons au moins lui prodiguer...
GRANDET, rariètant.
Veux-tu bien ne pas bouger d'ici!... (.Vu domestique qui est rentré.) Que s'est-il donc passé?
LE DOMESTIQUE
D'abord, madame la duchesse s'est inquiétée de lu longueur de la route ; puis, en descendant de voiture, ne reconnaissant pas la maison où elle croyait arriver, elle a voulu fuir et crier; mais Jacques lui a dit à l'oreille, comme monsieur Grandet l'avait ordonné, que si elle criait elle était morte, et ça lui a fait une si grande frayeur qu'elle a perdu connaissance... La voici, monsieur.
GRANDET
C'est bon !