‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 328 sur 764 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

A L 1'" r« l''. 1) , seul , s'apprnehaut de la croisée qui donne sur le jardin.

Ce pauvre monsieur Van-Brook amoureux, et d'une coquette! O ciel! qu'ai-je vu'.' c'est Caroline et sa tante... c'est elle qu'il ose calomnier ainsi... ah ! je ne le souffrirai pas... Ah! mon Dieu, il l'aborde, il la salue, elle l'accueille de l'air le plus gracieux. Ah! c'en est trop! (Il veut courir vi-r» la porte du fond et s'arrête.) Qu'allais-je faire? une scène... un éclat qui me couvrirait de ridicule... et que peut-être elle ne me pardonnerait jamais... car après tout faut-il adopter sans examen tout ce qu'il a plu à monsieur Van-Brook de me débiter, nu Hollandais qui necomi)rend pas le français, et qui aura pris pour des cocpietteries ou des avances de l'amabilité et des politesses. ]ls n'y sont pas habitués en Hollande, et peuvent se tromper... mais cet autre petit jeune homme, je le saurai... j'examinerai... oui, cachons encore mon arrivée, ne nous montrons pas, et d'ici à ce soir... I\r!:ar-

l'.XI

AVIS Al X COOl KTTKS.

<l;iiit [)ir II.' foiul.) Oii vii'iil... (•"ost l'Ili-... ah! \v nuiiii'i'o 51. (Il s'élance par le foiui à patiche, au iiioiiienl "pù (laiiilliip. |iar:iît arrivant ilii jardin.)

s(;i;\i-: iv.

CAnOLIiNE, à la port.' dn tond, puis MADA.MH DESiNELLES.

c. Mioi.FNK, regardant du cùté ni'i elle a vu sortir

Alfred.

Eli liiiii, ma taiito, arrivez donc!

MADAME DESNEI. I. KS.

Encore faut-il le temps; vous me laissez là avec M. Van-Brook, et vous vous élancez seule dans ralléc.

CAP.OLIXK.

J'avais cru apercevoir une certaine personne... «[ui, à mon aspect, a disparu comme une oml)re.

MADAME DESNEI.I.ES.

C'est ce que tout homme devrait faire à votnapproche, ma nièce.

CAnOLI\E.

Vous n'avez pas hien dormi cette nuit, ma (an te '.'

M Al) A SI K UESNELl.ES.

Si, si, parfaitement.

CAROLINE

Est-ce ([ue vous allez recommencer à me lirouder?

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