‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 33 sur 764 · ADJ^LE · texte numérisé non relu

ADJ^LE

Général, nous sommes peut-être importuns; mais monsieur Grandet a voulu absolument...

! (iR A\ lU/r, à Jumilly.

Je savais que tu n'étais pas seul, et j'amène ma- I demoiselle qui sera charmée de faire connaissance avec madame. (Il fait passer Adèle à sa gauche.)

LA DUCHESSE

Avec moi?

JU MILLY, à part.

Que faire?...

Veuillez m'cxcuser, madame : c'est une folie de monsieur Grandet.

LA DUCHESSE, à part.

Homme abominable!...

GRANDET, à part, en se frottant les mains. Je lui avais bien dit que nous nous reverrions.

JUMILLY, Las à la duchesse.

Ne craignez rien!... (Hant.) Ma chère Adèle, je ne m'attendais pas à votre visite : Grandet, qui sait que vous devez quitter Paris demain, a voulu sans doute que j'eusse le plaisir de vous présenter à ma sœur.

AD t:LE.

Votre sœur !

GRANDET, à part.

Sa sœur!... Allons, le voilà qui va tout gâter!

JUMILLY.

Oui, ma sauir, que vous ne connaissez pas, et qui, ayant appris mon retour, s'est empressée de venir chez moi en se rendant au bal.

LA DUCHESSE, à part.

Je respire !

ADi:LE.

Et pourquoi ne pas me dire cela, monsieur Grandet ? Mais présentez-moi donc à votre sœur, général; que je lui dise tout ce que je dois au cœur noble et généreux de son frère.

JUMILLY, à la duchesse et faisant passer Adèle près d'elle.

C'est mademoiselle Adèle de Vauroy.

LA DUCHESSE, à part.

L'amie d'Ernestine!... quelle rencontre!...

J UMILLY.

Son père fut mon comi)aguoii d'armes et mon protecteur : vous voyez en elle la meilleure, la plus douce et...

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