DOU A RD
Aloi's, il m'a déli'''...
VAN-BROOK
Vous ! qui n'êtes pas encore entré à Saint-Cyr7
AVIS AUX COQUETTES
K DOUA un.
Oui, il s'est conduit en jeune homme et moi en homme raisonnable... Si vous vous trompez, lui dis-je, si l'on vous aime, c'est inutile de vous battre... si on ne vous aime pas, c'est absurde!
VAN-BROOK
C'est parfaitement juste, et cela a dû le convaincre.
ÉnOU ARD.
Du tout, mais j'ai obtenu du moins qu'il attendrait un jour, qu'il observerait en secret , qu'il s'assurerait de la vérité, et s'il lui est bien prouvé que sa maîtresse est infidèle... demain au point du jour...
VA\-BnOOK.
Vous vous battrez?
EDOUARD, froidement.
Gomme vous dites.
VAN-BnOOK.
Et vous ôtcs d'un sang-froid... savez-vous qu'il se bat bien?...
ÉDOUABD.
J'en suis persuadé.
VAN -BROOK
Que je l'ai vu en Belgique, au milieu du feu et de la mitraille, et qu'il allait comme un enragé?
EDOUARD
Qu'importe ?
VAN-BROOK
lit vous, à votre âge ?
EDOUARD
A tout âge, on peut bien lâcher la détente d'un pistolet, ça n'est pas difficile...
VAN-BROOK
Oui, mais il s'agit de viser juste.
Ça se donne, et je l'ai appris ; quant à avoir du cœur, cela ne se donne pas; mais je crois que j'en ai... ainsi, soyez tranquille.
VAi\-BKOOK.
Non, morbleu! je ne le suis pas... parce que Je m'intéresse à vous deux, et j'arrangerai cela.
EDOUARD
Je ne demande pas mieux, car, pour ma première affaire, il me parait absurde de me battre pour une femme, et surtout pour un bouquet. (Il le tire de son sein.)
VAN-BROOK
Ah 1 mon Dieu!... la rose des Alpes, le khodo- DENDRUM FERRLGiNEUM. (A part, avcc colèi'e. ) Encore un rival... (liant.) Monsieur!...