ÉG LA NT IN F
Il a l'air d'un amoureux soupirant sous les felètres de sa belle.
LOUISE
Au-dessous 1... si tu disais au-dessus... (Se levant t allant le regarder au balcon.) Drôle d'amoureux, en (onnet de pa;iicr gris!... ahl ah! ah! ce soupiant-là peut entrer par la fenêtre sans consé- [uencc; on n'en médira pas. Dis-lui qu'il vienne, e serais curieuse de le voir et de l'interroger. ÉGLANTiNE, allant au balcon.
Descendez donc, beau chanteur, madame désire 'DUS parler.
PAU L, en dehors.
A niui, mamselle Églantine?
ÉGLANTINE
Oui, oui, à vous.
PAUL, à part, après avoir enjambé le balcon.
Je ne m'y attendais pas... ça m' fait un drôle l'effet... ça m' rend bête comme tout. (Eu secouant les épaules.) Allons donc. (S'approchant avec politesse.) Pardon, madame, de me présenter ainsi devant vous... il n'y a rien qui gâche une toilette comme a peinture, d'abord.
Peu importe, mon ami.
PAUL, à part.
Que vois-je? madame des Italiens! (Il s'examine.) Oh! le costume! Où es-tu, mon Brichard, que je te bichonne?
LOUISE, avec le même élonnement, à part. Oh : mais je ne me trompe pas... malgré ce déguisement. (Haut.) Quoi!... monsieur, vous osez... PAUL, de loin.
Je ne fais que me rendre à vos ordres, madame.
LOUISE, se retournant vers Eglantine.
Mademoiselle, je ne sais ce que mériterait votre conduite!...
ÉGLANTINE
Quelle conduite donc, madame? qu'ai-je fait?
; LOUISE
I Comment! introduire chez moi... se laisser ainsi séduire!...
ÉGLANTINE
0 mon Dieu! mais personne ne m'a séduite, madame; je vous le jure. (S-a retournant vers Paul.) N'allez pas le croire au moins.
I LOUISE
Eii! mademoiselle, monsieur doit i^avoir à quoi i'en tenir là-dessus... Sortez.
ÉGLANTINE
Mais, madame...
Sortez... mais sortez donc! (Elle la conduit jusqu'à la porte; Églanline sort en pleurant.)