I. A DtCIIESS K
Ail ! je ne puis croire qu'on osât so permettre...
SANTA-CRIX.
ncgardez-vous donc au miroir, madame.
DONA CABRERA
Allons, allons; si ce sont là les leçons que notre jeune monarque reçoit de vous, jamais roi plus galant ne se sera assis sur le trône des Espagncs,
Oh I ne nio parlez pas de mon royal élrvc, je vous en prie!... Jamais prince ne donna plus de soucis à son gouverneur. 11 n'y a que deux jours que je l'ai quitté, contraint, avant de me rendre ici, de visiter mon château d'Alméida, où je compte vous recevoir... ch bien! je ne vous cache pas que je suis dansles transes... Moi seul j'ai quelque empire sur le jeune Charles II , et je ne serais pas étonné que, depuis mon départ, il eût déjà fait cent folies.
nO\ A CABRKRA:
Et les folies d'un roi...
SANTA-CRl X.
Celui-ci n'est encore qu'un enfant , mais l'enfant le plus espiègle et le plus singulier... Ne se tigure-t-il pas qu'un roi doit connaître son peuple et son royaume?... Aussi ne songe-t-il qu'au moment où il pourra parcourir l'Espagne et causer avec tous ceux qui se rencontreront sur son chemin.
1)0 \ A c \IÎREr, A.
Il prépare là une jolie besogne à ses ministres.
SANTA-CR t X.
Oh! idées d'enfant!... ça ne durera pas!... quand il sera grand, il fera comme les autres.
nO.XA CABRERA.
C'est probable!... Mais, j'y pense, monsieur le marquis, la course que vous avez faite doit vous avoir fatigué.
s ANTA-CRUX.
.le suis quelque peu brisé, j'en conviens.