M ADAM E DUC II EMI
Est-ce que je lésais? (Vivement.) Qu'on prenne
le plaisir de la chasse, de la |)rnnienade, dans les bois, dans la plaine, aux environs, que m'importe? Dois-je m'inquiéter? est-ce que ça me regarde?
B n 0 u s s v u. L E s , à part.
Et de trois!
M ADAM E DUCHEMIN
Ce sont les affaires de inon mari.
BROUSSAILLES
C'est encore juste; mais, en l'abserco du mari...
MADAME DUCHEMIN, vivement.
Il est ici.
BBOUSSAI LUES.
Ah!
MADAME DUCHEMIN
C'est à lui que vous devez vous adresser. BROUSSAILLES, faisant renlemlu.
Certainement que... je m'adresserai à lui... car, puisque c'est lui... Par exemple! il ne me manquerait plus que... ah! c'est pour le coup que... mais il est impossible que... tout à fait impossible! C'est que, voyez-vous, madame, il n'y va ni plus ni moins que de tout le gibier de M. Duchemin! il fait rafle sur tout! Oh! oh! c'est un gaillard, et un fier gaillard !
MADAME DUCHEMIN, à part.
Toujours ce jeune homme !
BROUSSAILLES, Continuant.
Un jarret et un coup d'œil !
MADAME DUCHEMIN
Allez trouver M. Duchemin.
BROUSSAILLES
Oui, madame; et j' vas endosser l'uniforme, afin de paraître devant lui avec le ton et la tenue analogues. (En sortant.) Pardon, madame, de vous avoir amusée un instant.
M\DAME DUCHEMIN, après qu'il est parti.
Jusqu'à mon garde-chasse qui vient me i)arlcr de lui, et qui, ;\ sa manière, me fait son éloge... et cela toujours par la faute de mon frère... de Francis qui, sans réflécliir, le conduit partout! Je tremblais à chaque instant qu'il ne me le présentit... mais à présent je suis rassurée... mon mari est près de moi.