EM IN
Et j'ordonne à Pierre de verlialiser contre tout braconnier, quel qu'il soit, accompagné ou non de monsieur mon beau-fr(''re.
BROUSSAILLES
Y aura donc encore dus gardes -chasse.
FRANCIS, en colère.
Et moi, je le lui défends; je me révolte à la fm, ets'ils'avise jamais de faire un procès-verbal contre M. de Vernant...
DUCIIEMIN, stupéfait.
Hein? contre qui dis-tu?
FRANCIS, appuyant. Oui... contre mon ami Henri de Vernant.
DU CHEMIN, à part.
M. de Vernant... mon protecteur... son ami... je n'en reviens plus... l'ami d'un écolier... Quelle école j'allais faire là ! (Haut, le cajolant.) Ah ! tu connais M. de Vernant ?
FRANCIS
Tiens, si je le connais, nous nous tutoyons.
DUCHEMIN
Ils se tutoient.
BROUSSAILLES, regardant la pendule.
C'est égal, nous sommes encore dans les vingtquatre heures. Je cours faire le procès-verbal au délinquant.
DUCHEMIN, vivement.
Un moment... un moment donc... ce bon petit Francis... c'est très-bien, mon enfant, d'avoir du caractère... de soutenir ses amis... Tu as dignement répondu à mon épreuve.
FRANCIS
C'est que je ne suis plus un enfant.
DUCHEMIN
Peste, je le vois bien... quand on est en rhétorique...
FRANCIS
Eh! non... je ne suis qu'en troisième.
DUCHEMIN
Ah! je croyais... (A part.) Où diable l'amitié d'un secrétaire intime va-t-elle se nicher? (A Pierre, d'un ton sévère.) Monsieur Pierre ! BROUSSAILLES, saluant, à part.
Il va me dire aussi quelque chose d'agréable.
DUCHEMIN
Vous êtes un malhonnête.
BROU SS AILLES, à part.
V'ià les deux mots Uichés.
DUCHEMIN
Un butor qui ne demandez que plaies et bosses.
BROUSSAILLES, le regardant.
Par exemple!
DUCHEMIN
Qui ne songez qu'à verbaliser, et qui voyez des braconniers partout.
BROUSSAILLES
Moi, monsieur; mais puiscpi'au contraire vous disiez...
DUCHEMIN
Paix!... quimd vous rencontrerez M. de Vernant sur ma proiiriété, je vous intime l'ordre d'oter votn; chapeau... otez donc votre chapeau! et de lui indiquer les eiulroits où il trouvera le gibier.
BROUSSAILLES, à part,
Il avait doue un permis à présent?
UN FRERE DE QUINZE ANS
IT. ANCis, nvecjniti.
Kntonds-tu, Droussailles? les bons ciulroifs.
BROIJSS AI 1.1,1: S.
Pardinc, allez; il les trouvera hen sans moi.
Dl CHKMIN.
Maintenant, mon cher Francis, j'ai bien quelques petits reproches à te faire... Comment, tu sais que nous sommes toujours ravis, enchantés de recevoir tes amis...
I U AN CI s.
Oh ! toujours...
nu cil KM IN.
Et tu ne nous as pas encore amen(5 M. de Veinant?
rii AN CI s.
C'est déjà fait; ce mutin, je l'ai présenté à ma sœur.
DUCHEMIIN.
et sais-tu si elle l'a invité?
Ilî ANCIS.
En vérité.
A quoi ?
D te HEM IX.
Eh bien ! au dincr que je donne aujourd'hui même h nos voisins.
FR ANCIS.
Ah! l)icn, oui, elle ne l'a pas même engagé à revenir.
DU CHEMIN
La, j'en étais sûr... j'ai un guignon...Il y a des devoirs de société que ma femme ne veut pas absolument comprendre... c'était bien le moins pour l'amitié qu'il portait à ce charmant jeune homme.
FRANCIS
Certainement.
DUC HEM IN
Je vais lui écrire.
FRANCIS, viviiment.
Oh! la bonne idée! la bonne idée!
DUCHE M IN, se mettant à écrire.
Oui, il m'en passe quelquefois comme cela par la tête qui ne sont pas mal. (Écrivant.) A merveille!... Ah! M. do Vernant est déjà venu chez moi; il a vu ma femme; raison de plus pour qu'il y revienne.
FRANCIS, saritaiit (le joie.
Oh ! ([ue vous êtes gentil aujourd'hui ! DU CHEMIN, se levant, à Pierre.
Tiens, porte vite cette invitation à M. de Vernant, et reviens tout de suite.
BUG uss AILEES, [ji'entl la lettre et va pour sortir.
Oui, monsieur, j'y cours. (Revenant.) Ainsi, c'est bien convenu; vous consentez à ce qu'il chasse sur vos terres?
DUCHEMIN, le [joHssaut par les épaules. Eh ! oui, imbécile.
liROLSSA li.l.ES, à part, nionlrant la lettre. Je savais bien qu'il devait avoir un permis... décidément, il a un permis. (11 .sort.)