‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 613 sur 764 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

MIGHON, seul.

Neuf heures ! Madenioiselle Benierette ne peut tarder... Parlez-moi du valet d'un grand seigneur! il a pour lui tous les plaisirs qui coûtent si cher à son maître. Par exemple, M. de Créqui a-t-il une petite maison à deux pas de Paris, où il passe les plus délicieuses soirées en la compagnie du beau sexe! Eh bien! moi, Michon, son très-humble serviteur, j'ai aussi ma petite maison, où j'attends aujoui'd'hui même, vu que monsieur n'y est pas, une jeune fille qui s'est avisée de me donner dans l'œil, et à, qui j'ai préparé le plus joli souper... (Ici Ton entend frapper très-fort.) Hein?... (Écoutant.) On frappe, Dieu me pardonne! Qui peut venir à cette heure? Serait-ce mon maître?... Avec ce diable d'homme, on ne sait jamais sur quoi compter... Il est capable... (Regardant à la fenêtre.) Là!... justement, c'est lui! je suis joli garçon avec mon petit souper! vous verrez que c'est lui qui le mangera.

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