LA MARQUIS!-;, MIC MON
M I (;il<>\, ('Mlr.iril.
Pardon, niadanu-.
LA MARQUISE
Eh bien! M. le comte?...
MICHON
Parti, madame, parti! sans le moindre obstacle.
LA MARQUISE
Et les gens qui le poursuivent
MICHON
Comme je me préparais à leur ouvrir, ils ont brusquement changé de route ; ainsi, nous n'avons plus i craindre leur visite.
LA MARQUISE
Dieu soit loué !
MiCHOx, in'liqn.int la table ser>ie.
Madame ne désire plus rien?
LA MARQUISE
Non, mon ami, que tout soit prêt demain au point du jour pour mon départ.
MICHON
11 sulVit, madame. (Emportant la table.) Mon souper l'a échappé belle !
SCÈXR VII.
LA MARQUISE, seule, allant s'asseoir sur le sofa.
Oui, j'irai le rejoindre... il le faut... je le dois... mais comment échapper à un souvenir?... (Prcnaol sur la table un livre qu'elle ouvre.) Poésies de M. Olivier Gonibault!... II est donc écrit que tout me le rappellera. (Elle jette le livre qui tombe à terre, en prend un autre, et trouve dessous une lettre.) Ah! l'écriture de .M. de Créqui ! (Lisant la suscriplion.) Aux plus beaux cheveux blonds de la tern-... II me semble que je suis brune!... voilà qui pique vivement ma curiosité... voyons la date... D'avanthier !... le jour qu'il me jurait de se tuer si je ne lui donnais pas un peu d'espoir... Et que dit-il à cotte belle?... juste la même chose qu'à moi... Je croyais du moins inspirer un amour original, et ce n'était qu'une copie... c'est très-dattcur!... (Elle froisse la lettre et va poiu- la brûler.) Qu'allais-jc faire?... Je ne brûlerai pas cette lettre. Oh non!... car elle me dé^rage d'un T^eiment que j'aurais ou tant de peine à tenir... Oh ! combien je me sens soulagée!... cette lampe commence à baisser... Tiichons de goûter quelque repos. (Elle ileiul U lampe et s'endort sur une musique en sourdine.)
.SCÎ-NE VIII.