SCÈNE V
CRKQUI, NOGARET.
CRKQli, qui a suivi Gombault jusqu'au fond, redescendant en riant.
Ah! ah! ah! un cheval écloppé pour prix de ses œuvres! je ne me serais jamais permis une telle épigrammc ! On m'avait bien dit qu'un amour malheureux avait opéré un dérangement dans sa tête, mais je ne le croyais pas aussi complet. Voyons, toi, vicomte, toi qui as aussi dans le cœur une passion malheureuse pour madame de Caylus, n'aurais-tu pas aussi quelque marché à me proposer, comme ce fou d'Olivier?
NOGARET, à part.
L'impertinent ! (Haut.) Eh! eh! il n'est peut-être pas si fou qu'il en a l'air.
CRÉQUI
Comment ! lorsqu'il m'offre...
Que sait-on? il y a dans ces têtes Imaginatives des idées... qu'un prosaïque gentilhomme, comme toi, ne peut pas saisir... au premier coup d'œil. CRÉQUI, riant.
Et tu les as saisies au second, toi , mélodieux vicomte.
NOGARET
C'est possible, cher comte.
CRÉQCI.
Eh bien! fais m'en donc part.
NOGARET
Eigure-toi... mais diable, je ne sais pas si je dois te dire cela, à toi? tu ne le trouverais peut-être pas si plaisant que ça est.
CRÉQUI
J'y suis donc pour quelque chose?
NOGARET
Je crois bien! puisque ton cheval... (Riant.) Drôle de bête, va !
CRÉQUI
Eh bien ! mon cheval, qu'a-t-il fait?
NOGARET
Parbleu ! il a fait des siennes.
CRÉQUI
Tu me ferais mourir d'impatience.
Eh bien ! le cher Olivier vient de t'acheter ton cheval pour être remis par lui sur le chemin que