SCÈNE XI
Les Mêmes, GUÉQUI.
CRÉQUi, entrant.
Impossible de rejoindre ce scélérat d'Olivier! Eh! mais le voilà!... (S'arrétant.) Diable!... une femme masquée.
MADAME DE CAYLUS, revenant près de Gombanlt. Mais si Je me laissais toucher par votre désespoir, n'aurais-je pas à m'en repentir, monsieur? cnÉQUi, toujours au fond.
Eh! mais... c'est madame de Caylus!...
MADAME DE CAYLUS, continnanl.
Qui peut m'assurer que ce sentiment... si vif, né au milieu de la ntiit, ne va pas expirer... au grand jour?
CRKQUI.
Qu'entends-je? Ah! M. de Nogaret, nous allons voir si vous trouverez encore votre ami aussi ingénieux que tout à l'heure. (Il sort en riant.)
MADAME DE CAYLUS, à Gombault.
Eh bien ! vous vous taisez?
GOMB A u L T, à part.
A chaque parole qu'elle prononce, je sens un froid mortel qui me gagne le cœur!... Et, cependant, ce masque!...
MADAME DE CAYLUS
Allons, rassurez-vous...
GOMBAULT, à part.
Je n'ose plus demander à voir son visage.
MADAME DE CAYLUS
Quoique votre cœur soit resté muet à ma vue, ou vous excuse.
GOM BAULT, à part.
J'aimais mieux mon amour sans espoir. (Il cache sa Dirure dans ses mains et retombe dans son fauteuil.)
MADAME DE CAYLUS
Eh bien! vous ne répondez pas? vous n'êtes pas ravi, enchanté? (L'examinant.) Je crois. Dieu me pardonne, qu'il vient de retomber dans ses humours noires.
LA MARQUISE, à part.
Ah! je respire !
MADAME DE CAYLUS
Pour le coup, c'est trop fort. Cet homme est inguérissable... J'y renonce... et... je lève le masque!
LA MARQUISE, très-vivcment.
Donnez-le-moi.
MADAME t)i: CAYLUS.
(hioi ! vous voulez?...