‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 668 sur 764 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ÉLÉONORE, MADEMOISELLE HÉBERT

puis FÉMI, NÉGRESSES.

ÉLÉONORE

Oh ! combien tous les événements de cette journée vont m'occuper désormais!... Et notre libérateur... sa physionomie est si douce!... ses manières si distinguées! si affectueuses...

Oui, il est très-bien, ce jeune homme.

ÉLÉONORE

En l'écoutant, on croit l'avoir toujours connu; et puis, avez-vous remarqué quand il parlait de notre danger, sa voix était tremblante, et il paraissait plus ému que nous-mêmes? Un frère, un ami ne se serait pas exprimé autrement.

MADEMOISELLE HÉBERT

Et n'aurait pas mieux agi ! Sans lui nous étions perdues !

ÉLÉONORE

Savez-vous, ma bonne amie, que c'est très-bien de nous proposer de nous accompagner? Et puis, c'est une attention dont on peut être flatté ; car elle prouve que, si sa présence nous est agréable, la notre ne lui déplaît pas trop.

MADEMOISELLE HÉBERT

Ce qui ajoute surtout à la bonne opinion (|ue j'ai de lui, c'est l'ordre et le bonheur qui paraissrnt régner sur cette petite habitation: aussi dit-on que les nègres viennent s'offrir à lui dès qu'ils sont libres de disposer d'eux-mêmes.

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