SCÈNE III
ÉLÉONOKE, seule.
Oui, mais je lui dirai aussi qu'il y a un pays où l'homme de talent et de cœur est toujours sûr d'obtenir le rang qu'il mérite... un pays où l'égoismc et l'orgueil ne viendront plus se placer entre nous... que mes vœux l'y suivront jusqu'à ce que, libre enfin... libre! mais je ne le suis plus! je ne le serai jamais!... N"ai-je pas juré à mon oncle?... Mon sort est décidé, irrévocablement décidé, je dois le subir!... 0 mon Dieu! que Donatien soit heureux, et je ne me plaindrai pas!... Mais on vient... je l'entends... il hésite peut-être... Ah! c'est à moi de lui tendre la main. (Elle court vers le fond et se trouve en face de son tuteur. A part.) Ciel!