‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 687 sur 764 · ACTE THOISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE THOISIÈME

LA REBEI.IKRE.

Bien... bien... (A part.) Impossible d'y échapper! Je me trompais, c'est bien moi que le coquin vient chercher ici. 'liant.) F.t c'est h toi qno cette créance...?

no\AriE\.

Elle est au nom de M. d'Énambuc, ce riche colon, mon protecteur, qui m'avait emmené en France; mais elle m'appartient, puisqu'il nie l'a remise en pur don, ainsi que cette lettre qui vous est adressée.

LA REBELiiînE, après l'avoir [larcoiinic.

En effet... oui, je reconnais la signature, elle (!st fort honorable, sans doute... Ahl une demande de liberté?

Oui, monsieur. M. d'Énambuc, forcé de rester i'M France, a pensé qu'il ne pouvait mieux s'adresser i[u'à vous pour obtenir du ftouverneur, dont vous êtes l'ami, la patente de liberté qui doit régulariser tons les droits que j'ai acquis en touchant la terre de France.

LA KEBELIÈRE.

Certainement, je serais charmé d'être a2;réable à M. d'Énambuc; mais il a eu tort de penser qu'il me suffirait de dire au gouverneur : Faites cette chose... et encore plus, de s'imajiinor que je trouverais comme cela, à la minute, dix mille livres dans ma caisse.

DONATIEN

Ah! monsieur, que ce billet reste à jamais dans vo"* mains; ce n'est pas l'argent qui m'inquiète... Oli I non, ce ((ue j'ai me suffit pour vivre, et je donnerais tout mon avoir pour être, par la patente du gouverneur, libre de fait, comme je le suis de droit.

LA REBELiiîRE, à part.

Il n'est pas intéressé, et ce serait peut-être un moyen de ne rien rendre.

DONATIEN

Je ne vous demande f|u'une grâce, monsieur, c'est d'écrire sur-le-champ au gouverneur.

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