LA R E B E L I K: R E
I''h bien! soit... je vais apostiller cette lettre... Il s'assied, prend une plume et se penche pour écrire.) (Jue vois-j.i? (Lisant le papier écrit par Éléonore.) " Mon tuteur est de retour!... ne venez pas. » (Avnliireiir.) Ah! j'avais donc deviné! et cet homnn' ipii se trouve là, tout à coup... ce serait lui?... lui!... un mulâire! Ah! l'indigne!
DONATIEN, l'examinant.
Il s'arrête... il hésite... Quelle est sa pensée?...
LA REBELIÈRE, se levant brusquement et allant
à Donatien.
Tu es déjà venu ici plusieurs fois en mon absence?
DONATIEN, vivement.
Jamais !
LA REBELIÈRE.
Tu mens! aujourd'hui, ce n'est pas moi que tu croyais trouver; cette lettre t'a servi de prétexte.
Monsieur...
LA REBEf.li':RE.
Sans cela, n'aurais-tu pas songé plus tôt à me la présenter... Elle a prés d'une année de date. Allons, avoue qu'on t'attendait... avoue qu'on me trompe... et j'écris au gouverneur... et tu es libre... et je te donne dix mille livres... le double, le triple!... tout ce que tu voudras.
D.ONATI.E\.
Monsieur, je ne suis pas venu ici pour conclure uu marché auquel je ne comprends rien, et qui reposerait sur un mensonge odieux. J'y suis venu pour réclamer un droit, et j'attends.
LA REBELiiiRE, avec rage.
Ah! oui, tu attends cette lettre... ton seul titre de liberté!... Eh bien! tu n'en as plus! (Il la déchire.)
DONATIEN
Misérable! tu vas me rendre compte à l'instant d'une pareille trahison!
ÉLÉONORE, qui, au cri de Donatipii, a paru à la porte du cabinet, se plaçant entre eux.
Arrêtez !
LA REBELIÈRE, à lui-même.
Elle écoutait... plus de doute... (S'arrêtant.) Oh ! je leur garde un supplice! (Haut.) Va-t'en! D o N \ T I E N , .à Éléonore.
Pour vous, mademoiselle. (A Li Rebelière.) ISous nous reverrons, monsieur!
LA REBELI ÈRE.
Oui, oui, nous nous reverrons (A paît.), pour te faire périr sous le fouet d'un commandeur.
DONATIEN, qui l'a (Mileudn. Moi?...
LA KERELI i:RI.
Oui, toi! esclave!