LA K E B E L I È H E
Moi, c'est tout le contraire,je me suis levé d'une humeur charmante, et toute la journée s'en est ressentie ; j'ai dîné en route avec le capitaine de la milice, et je me sens d'une gaîté...
ÉLÉONORE, à part.
\)r tigre qui joue avec sa proie.
1, V REBELIÈRE, prenant la main d'Éléonore. Oui... votre main est brûlante. (A mademoiselle Hébert.) Elle a le système nerveux très-délicat. (A
LK M AliCHE DE SAI iNT-Pl KHHK.
Éléonore.) Et puis, vous ne prtMiez pas, je crois, assez d'exercice... de distraction. Tenez, je vous cnimi-nerai à Saint-Pierre, cela vous promènera; nous nous reposerons jusqu'à minuit, c'est l'iieurc^ de partir, si nous voulons proliter de la fraîcheur. Vous vous recouclierez en arrivant à Saint-Pierre, et vous dormirez, si cela vous plaît, jusqu'à midi ; après quoi, nous assisterons ensemble à la vente de ces épaves, j'en achèterai quelques-uns, et d'abord ce Donatien... je suis sûr qu'il me coûtera au moins douze cents livres, et le coquin n'en vaut pas la moitié, car il faudra frapper fort et longtemps poin- l'habituer au travail; mais n'importe.
KLKONORE.
Oh I non, monsieur, vous ne ferez pas cela... vous savez bien que cet homme ne peut pas... ne doit pas être esclave.
LA REBELIÈRE.
Je n'ai qu'un mot à vous répondre, mademoiselle, pesez-le bien : cet homme m"a menacé, insulté, et j'ai juré qu'il mourrait sous le fouet du commandeur.