‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 733 sur 764 · SCENE XVI · texte numérisé non relu

SCENE XVI

VlAZARIX, DE VALLON.

MAZAni\.

Vous voyez, monsieur, que j'y mets de la complaisance.

DE VALLON

Je vous en remercie, monseigneur. D'abord j'éprouve le besoin de vous assurer que vos persécutions, votre injustice à mon égard, n'ont fait naître en moi aucun sentiment de haine, aucun désir d<3 vengeance.

M AZARIN, avec ironie.

Vous êtes généreux.

DE VALLON, Continuant.

Je suis venu au contraire dans les dispositions les plus pacifiques, et il dépend de vous de me compter au nombre de vos plus zélés partisans.

M AZARIN.

Vraiment? certes la conquête n'est pas à dédaigner.

DE VALLON, Continuant toujours.

Enfin, ce serait bien malgré moi et avec le plus vif regret que je me verrais forcé de me prévaloir contre Votre Éminencc du hasard qui a fait tomber entre mes mains...

M AZARIN, avec explosion.

Ainsi, c'est toi! tu en conviens, qui as eu l'infamie de nie dérober...

DE VALLON

Fort heureusement pour vous, monseigneur, car cet écrit dont un autre aurait pu faire un funeste usage, je suis prêt à vous le rendre. M A z A R I N , vivement.

Dis-tu bien vrai ? (Il tend la main.)

DE VALLON

Maisù une condition.

MAZARIN

Laquelle?

DE VALLON

C'est qu'à l'instant même et devant tout le monde vous allez ni'accorder la main de votre pupille.

MAZARIN, à part.

L'insolent! (Se contenant à peine, après une pause.) Fort bien, monsieur... commencez par me remettre... et nous verrons après.

Oh! non pas, inonseij;neur, je suis de ceux qui vous rendent justice... Muzariu est toujours Mazariii!... donnant, donnant... Je vous l'ai dit... à l'instant même, devant tout le monde.

MAZARIN

Ah ! vous tenez à ce que ce .soit devant tout le monde... Eh bien! vous allez être satisfait. (11 appellf.; Holà ! à moi, qu'on vienne.

Mb

UNE JOURNEE CHEZ MA/AHIN

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