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Et quel fils! un fils reçu médecin par la Faculté de nn'decine de Paris! un lils ([ui a obtenu les plus beaux succès dans les inflamiiiations do poitrine, et qui a pâli quatre ans sur la fièvre tierce !
CLAUDINE, avec sensibilité.
Ah ! pauvre jeune homme !
BALANDIN.
J'aurais mieux aimé qu'il me succédât tout bonnement dans ma charge de greffier au tribunal de Château-Chinon, mais la vocation des enfants, Claudine, oh! la vocation! rien n'est plus respectable.
Au{ : Un page aimait la jeune Adèle.
Je blâme fort le père qui s'oppose A ces penchants que tout fils porte en soi : Chacun de nous est fait pour quelque chose, Mais l'embarras est de savoir pourquoi.
Je cherchais donc, mais, toi, tu le devines, Pourquoi mon fils était né, quand j'appris Que c'était pour donner des médecines Et dépenser mon argent à Paris.
Dès ce moment, je ne résistai plus à sa vocation; elle était trop forte.
CLAUDINE
A propos de Paris, not' maître! combien donc déjà qu'il y a de temps que vot' fils n'eu est ])as revenu, de Paris?
BALANDIN.
Quatre ans... depuis qu'il est parti. Il est si laborieux! Quatre ans qu'il n'est venu mu presser dans ses bras, de peur de perdre son temps pendant les vacances. C'est joli ça!
CLAUDINE
Mais pourquoi donc qu'il arrive avant les vacances?
BALANDIN.
Parce que sans doute ses études sont finies et qu'il a reçu le bonnet de docteur. Car il revient avec le bonnet. 11 a le bonnet.
CLAUDINE
Il a un bonnet! Ah! bien, il sera farce.
BALANDIN.
Au contraire! un médecin! Et puis dis donc, .sa cousine Ilippolyte qui justement se porte mal! comme ça se trouve bien! il va la guérir tout de suite de son alïï^ction... pour faire connaissance... car ils ne s(! connaissent pas encore, et tu vas le comprendre, toi (pii as de l'intelligence. Mon beaufrère Guichonet, le père de ma nièce nipi)olyte, est resté, toute sa vie, â .Moulins : Moulins en Bourbonnais, oîi il exerçait, en dernier lieu, les fonctions de maitre d'études au collège... un goût qu'il avait comme ça... vu qu'il est riche, très-riciie
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LA POLKA EN PHOVINCK
de patrimoine, et qu'il iies'i'tait fait maître d'études que pour son plaisir,., mais les élèves le tourmentaient tant, ils lui jetaient si souvent à la tôte leurs dictionnaires et même leur encre... avec l'enciier, que le malheureux s'est retiré de l'éducation au mois de janvier, pour ses étrennes... et que bientôt se sentant emporté par la passion des vojages, il est venu avec sa fille i)asser chez moi une huitaine, il y a dix jours... de sorte qu'il serait reparti dès avant-hier sans avoir jamais vu Stanislas, si je ne lui avais pas dit que j'attends... Mais voyons, voyons, Claudine, je m'amuse là à bavarder avec toi, tandis que j'ai un tas de choses à faire.
CLAUDINE
lit quoi donc, not' maîtru?
BALANDIN.
Je n'en sais rien, mais il est impossible que je n'aie pas énormément de choses à faire le jour où j'attends mon fils le docteur. Avec ça que l'huissier Girardot, qui est sourd, et plus de trentequatre autres malades que j'ai prévenus de so'n arrivée, doivent venir, ce soir, le consulter... Ou entend sonner.) Ah! ah! mon Dieu! quelqu'un! les jambes me manquent de sensibilité... Si c'étnit lui, Claudine!
CLAUDINE, qui a ouvert la porte.
Non... c'est votre simple beau-frère avec sa demoiselle.