SCÈNE III
Les Mêmes, LÉONARD.
LÉONARD, entr'ouvrant la porte du fond.
Ah! ail !... on peut entrer !... (Il entre.) Il parait que ça va mieux?... Bonjour, ma chère Clarisse!... Bonjour, mes enfants, car je veux être un père pour vous tous!... et d'abord, voyons, comment se trouve aujourd'hui notre chère malade?
MADAME DE LUCY
Mieux, mon oncle.
LÉON A R D
Encore pâle et faible; ce qui se passe ici est incroyable!... des médecins qui n'entendent rien à une maladie.
M A D A ME DE LUCY, SO uriaut .
Cela est-il donc bien rare?
LÉONARD
Non, je ne dis pas, ça leur arrive plus souvent qu'à leur tour! mais une femme qui soutire, et qui ne se plaint pas; des mariés qui... enfin rien n'est comme de coutume dans cette maison-ci, il faut que je remette tout cela sur un bon pied, et si on me laisse faire... mais quand on veut porter remède, il est indispensable de connaître les causes du mal, et c'est à cela que je vais procéder. MADAiME DE LUCY, vivcment.
Je vous dis que je suis mieux, que je n'ai besoin de rien.
CATHERINE, auiiouçaut.
Madame d'Aubray!
CÉCILE
Eais entrer.
LÉON \RD
Bon, une amie intime!... c'est encore une auxiliaire qui m'arrive.
sci:ni^ iv.
Les Mêmes, MADAME D'Al BUA\.
MADAME d'aubray, all.inl vcis miidame de Lucy. Ah! ma bonne Clarisse, que je suis aise de te trouver mieux portante!
MVDAME DE LUCY, Uii pressant la main.
Merci, ma chère Adèle, merci !
UN SKCI'.ET DK lAMIl.LP:
MAI) \Mi: DAi un V V.
lîonjour, Cùcilt'!... Je vous salue, messieurs.
LKOÎNARD.
Vous arrivez à propos, madame; car j'espère que vous me serez utile.
M ADAM i: D'AUBR AV.
Que voulez-vous dire?