‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 755 sur 764 · BALAN DIN · texte numérisé non relu

BALAN DIN

Comment?

STANISLAS

La dette que tout médecin contracte envers ses malades.

LA POLKA KN FUOVINCt:.

B AI.ANDIN.

Alil pour que tu achèves de le gULiir.

C'est cela même, et à cet effet vous allez lui faire donner la plus jolie chambre de la maison et tout ce qu"il pourra "désirer. (A Godinaid.) Que désire Alylord ?

Oui, que désirez-vous, Mylord?

STAMSI.AS, bas.

Que veux-tu?

GODiNARD, de même.

Je meurs de faim.

BAL \NDIN.

Est-ce qu'il serait indisposé, ton malade V

STANISLAS

Il a pour le moment lestomac...

GODJNARD, bas.

Dans les talons...

STANISLAS, de même.

Je vais te le faire remonter. (Haut.) Et je vous prierai de lui faire servir au plus vite quelque bon potage accompagné de l'irtis succulents et de vins généreux. Quatre séances de polka ajoutées à cela, et je réponds de sa vie. A (Uaudine qui entre. ^ Pour commencer, Claudine, conduis Mylord à sa chambre.

CLAUDINE

Oui, monsieur Stanislas.

GODINARD.

Je voudrais bien aussi un peu de pâté.

BALAXDiN, étouné.

Du pâté !

C'est sa maladie, mon père.

GODINARD.

Et du Champagne.

BALANDIN, de même.

Du Champagne! par exemple!

STANISLAS, bas à Godinard.

Ah çà! est-ce que tu crois que pour douze cents j francs je vais te nourrir pendant un an avec du pâté et du Champagne? (Haut à Claudine.) Du bourgogne, ça suffira. '

BALANDIN, bas à son flls.

Tu es bien sûr qu'il est riche au moins et qu'il payera?

STANISLAS

S'il payerai... (A p:irt.) Il a déjà payé.

F.N.SKMIîLr;.

Air du C.hulvt.

STANISLAS

Allons, n'opargne, Claudine, Avec mylord Godinard, Ni le feu du ta cuisino.

Ni le feu de ton regard.

GODINARD.

Allons, gentille Claudine.

Je préfùri', pdiir ma narl.

Au l'eu de votre cuisine Le feu de votre regard.

BALANDIN.

Allons, dépêchons, Claudine, Conduis mylord Godinard, Et puis songe à ta cuisine Pour ne pas être en retard.

CLAUDINE

Pour moi, je vois à >a mine Que ce mylord Godinard Préfère l' leu de ma cuisine A celui de mon regard.

Godinard .sort précédé de Claudine.)

Page 1