‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 754 sur 764 · SCENE VL GODINARD, STANISLAS, BALANDIN · texte numérisé non relu

SCENE VL GODINARD, STANISLAS, BALANDIN

avec sa toque, puis CLAUDINE.

STANISLAS, s'arrêtant la jambe en l'air. Ciel ! mon père !

BALANDIN.

Que vois-je? mon fils le docteur, le pied en l'air... (S'approcLant de son fils.) Qu'est-ce que tu faisais donc là?

STANISLAS

Moi, mon père?...

BALANDIN.

Tu dansais, Dieu me'pardonne !

STANISLAS, embarrassé. Oui, au premier coup d'œil... ça en avait l'air... n'est-ce pas?... vous l'avez cru ?

BALANDIN.

.Te le crois encore... et pour un grave médecin...

STANISLAS, à part.

Moi, un grave... ah! c'est juste!... j'oubliais...

GODINARD, à part, riant.

Lui, médecin !...

STANISLAS, à part.

Quelle idée ! (Haut.) Eh bien! non , mon père... je ne dansais pas... mais, comme médecin, j'administrais un remède de mon invention à... monsieur... une polka souveraine, infaillible... (A part.) contre les engorgements de mollet.

R\L\NDIN, se retournant et saluant Godinar.l qui le lui rend.

Monsieur?... ah ! mille pardons! je ne vous avais pas encore aperçu.

STANISLAS

Permettez-moi de vous présenter un de mes plus illustres malades.

GODINARD.

Comment?

STANISLAS, bas.

Tais-toi ! (Haut.) Mon Anglais...

BALANDIN.

Ah! monsieur est un Anglais? un mylord?

STANISLAS, étouffant un éclat de rire.

Hein?... oui, oui... précisément, papa, monsieur

e>t un Anglais... un mylord... mylord Godinard !...

(Bas à Godinard.) Mon père qui ne sait pas qu'à

Paris nous nommons nos créanciers des Anglais.

BALANDIN, bas à son fils.

Il est riche, sans doute.

STANISLAS

.le crois bien... et désespéré do mon brusque départ, trouvant sa guérison incomplète, il est parti sur mes traces, et vient s'établir ici pour que j'acquitte la dette que j'ai contractée envers lui.

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