B AL AN D IN
Et Poniatovvski... c'est juste...
STANISLAS
C'est le groom de lord Godinard.
r.ODlN ARD.
Mon groom !
STANISLAS, bas.
Tais-toi I... et s'il est possible... emmène...
OODINARD, de même.
Tu l'abandonnes?
STANISLAS, bas.
Avec enthousiasme !
r. o 1) I N A R D, de même .
Oh! bonheur! sois trauciuille... jai un moyen, fil lui parle à l'oreiUe.)
STANISLAS, bas.
Parfait!
GODINARD, haut.
Jeannetoii! (Bas, à Stanislas.) un air de polka sur mon piston t'annoncera notre dépait. (Haut.) Jeanneton !... du punch.
It AL AND IN.
Du i)unch, à présent!...
STANISLAS
C'est sa maladie, mon père.
HIPPOLYTE
Mais quelle drôle de maladie a-t-il donc, cet Anglais?
BALANDIN.
C'est sans doute le ver solitaire.
CLAUDINE
Ah!... à propos de maladie, not' maître, il y a M. Guichonet qui s'est trompé de diligence.
BALANDIN.
J'en étais sur! Je lui avais pourtant bien expli- ([ué que souvent la première diligence arrivait la seconde et...
CLAUDINE, confidentiellement.
Je l'ai trouvé presque évanoui dans sa chambre.
BALANDIN.
La fatigue de sa course, ce ne sera rien. (A Stanislas.) Je vais aller chercher ton oncle.
STANISLAS
C'est cela, papa; mais point de malades, et surtout point d'huissier Girardut.
BALANDIN, à Claudine.
Je suis bien aise de faire voir à Guichonet comment mon fils va s'y prendre j)our guérir sa cousine.
ENSEMBLE
Air de la TenkUion.
BALANDIN.
Allons, viens-t'en, Claudine.
Oui, mon fils le docteur Du mal de sa cousine Sera bientôt vainqueur.
STANISLAS
Allons, de ma cousine Interrogeons le cœur.
Du mai qui la domine, Oui, je serai vainqueur.
GODINARD, à Claudine.
Laisse avec .sa cousine Ce généreux docteur, Et viens dans ta cuisine Faire un punch séducteur,
HIPPOLYTE
Mon cousin, j'imagine, Est un fort grand docteur, Mais le mal qui me mine Est au fond de mon cœur.
CLAUDINE
Pour guérir sa cousine Tout cousin est docteur, Si, comme j'imagine.
Son mal est dans le cœur.