SCÈNE IX. LÉOPOLD, CÉCILE, LÉONARD
LÉONARD, s'arrêtant au fond.
Eh bien ! moi qui les croyais à dix lieues l'un de l'autre! (Il s'approche.) M'expliquera-t-on enfin... c É c 1 1, E.
Mon oncle, je suis heureuse!...
LÉONARD
Et il faudra que je me contente de cette explication? Mais, moi aussi, j'ai une nouvelle à t'apprendrc.
LEOPOLD
Une mauvaise? ah! ne dites rien... laissez-nous au moins un instant...
LÉO.N'A RD
Il faut bien que vous sachiez que madame de Lucy est en route pour l'Italie. (A part.) Encore une chose que je ne comprends pas.
LÉOPO LD et CÉCILE.
Pour l'Italie!
Oui... ce messager... il m'apportait un billet d'elle; elle est partie, et même on a vu sa voiture longer les murs du [)arc et s'arrêter comme pour lui permettre d'adresser un dernier adieu à ce château.
CÉCILE, tristement.
Viens sur mon cœur.
CÉCILE, dans ses bras.
Ah ! nous l'aimerons ensemble.
Elle m'annonce qu'elle va s'établir à Florence
pour plusieurs années, et qu'elle vous écrira plus
longuement à sa première halte. Elle vous confie
à mon amitié... ce que je comprends!
CÉCILE, à part.
Pauvre chère mère!...
LÉONARD, regardant par une fenêtre du fond.
Et tenez!... Je gagerais que c'est sa voiture
qu'on voit d'ici. Ah! le postillon met ses chevaux
au grand galop.
LÉOPOLD, à Cécile.
Un jour... nous la reverrons.
LÉONARD, à lui-même en se fiappant le front. Ah! mais... j'étais donc aveugle... Eux ici, elle là-bas!... (A Léopold et à Cécile.) Allons, mes enfants, dépêchez- vous de rendre votre mère... grand'mère!...
FIN U UN SECRET DE FAiMlLLE.
El
LE DOMINO ROSE