ACTE II, SCENE IX
MELAG FILS a part, avec humeur, Son empressement! il n’en dit pas Pobjet.
: MELAC PERE 4 Saint-Alban.
Vous voyez que j’y suis moi-méme.
SAINT-ALBAN
Partez-vous ?
MELAC PERE.
Avec bien du regret, monsieur, puisque vous arrivez. AURELLY.
Cette course est brusque.
MELACG PERE.
Elle est nécessaire.
Sic’est, comme le dit ton fils, des affaires de compagnie... MELAG PERE embarrassé.
De compagnie... relatives 4 la compagnie... Puis-je voir sans déplaisir passer ma survivance 4 quelque étranger? AURELLY riant.
Ah, ah, ah, ah.
SAINT-ALBAN, Il m’est bien agréable d’arriver & temps pour vous arréter. AURELLY.
Est-ce que je l’aurais laissé partir? (A Mélac pére.) Tu peux
renvoyer les chevaux de poste.
MELAC PERE.
Pour quelle raison?
SAINT-ALBAN
C’est que la place que vous allez solliciter est accordée & monsieur votre fils.
; MELAC FILS avec surprise.
L’emploi de mon pére?
AURELLY le contrefait plaisamment.
Eh oui! ?emploi de mon pére.
MELAG FILS a part.
Ah! Pauline !
SAINT-ALBAN remet un papier a Mélae pére.
En voici lassurance. Quelque désir que j’aie eu de vous servir en cette affaire, je ne puis vous cacher que vous en devez toute la faveur aux sollicitations de monsieur Aurelly.
MELAC PERE.
Monsieur, son généreux caractére ne se dément point.
Mais un autre avait, dit-on, obtenu cette grace.
AURELLY gaiement.
était moi. ; :
MELAG PERE.
Ce solliciteur dont le crédit... ?
AURELLY- C’était moi.
MELAG FILS.
Cet homme quia pris les devants... ?
AURELLY.
C’était moi. Je m’en oceupais depuis longtemps : ne m’a-til pas élevé une niéce charmante ?
MELAC FILS vivement.
Oui , charmante.
SAINT-ALBAN
- Ah! charmante, en effet.
MELAC FILS rougit de son transport. SAINT-ALBAN le fixe avee curiosité.
AURELLY prenant les mains de Mélac pére.
Ne m’a-t-il pas promis d’étendre ses soins jusqu’a mon fils, forsqu’il sera en age d’en profiter? Il faut bien que pegeieee te sien, ah, ah, ah, ab..
MELAC PERE a part.
A quel ami je rends service!
MELAC FILS vivement, a Aurelly.
C’était done cela qwhier au soir... vous feigniez... Quelle surprise! Ah! monsieur!... (A part.) Je ne me sems pas de joie. Connon annoncer cette nouvelle 4 Pauline.
(II sort en conraat. )