‹ Théâtre de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 169 sur 504 · PREMIER COUPLET · texte numérisé non relu

PREMIER COUPLET

Vous l’ordonnez, je me ferai connaitre; Plus inconnu, j’osais vous adorer ;:

En me nommant, que pourrais-je espérer?

N’importe , il faut obéir 4 son maitre.

FIGARO bas.

Fort bien, parbleu! Courage, monseigneur !

LE COMTE

DEUXIEME COUPLET

Je suis Lindor, ma naissance est commune ; Mes veeux sont ceux d’un simple bachelier:

Que n’ai-je , hélas! d’un brillant chevalier A vous offrir le rang et la fortune!

FIGARO

Et comment, diable! Je ne ferais pas mieux, moi qui m’en pique.

LE COMTE

TROISIEME COUPLET

Tous les matins, ici, d’une voix tendre , Je chanterai mon amour sans espoir ; Je bornerai mes plaisirs 4 vous voir; Et puissiez-vous en trouver 4 m’entendre !

FIGARO

Oh! ma foi, pour celui-ci..! (I s’approche, et baise le bas de Vhabit de son maitre.)

LE COMTE

Figaro?

FIGARO, Excellence?

LE COMTE

Crois-tu que lon m/ait entendu?

ROSINE, en dedans , chante.

AiR : du Maitre en droit.

Tous me dit que Lindor est charmant, Que je dois l’aimer constamment...

(Ou entead une croisée qui se ferme avec bruit.) FIGARO.

Croyez-vous qu’on vous ait entendu, cette fois?

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