ACTE 1, SCENE VI
LE COMTE
#lle a fermé sa fenétre; quelqu’un apparemment est
entré clrez elle.
FIGARO
Ah! la pauvre petite! comme elle tremble en chantant! Elle est prise, monseigneur.
LE COMTE
Elle se sert du moyen qu’elleméme a indiqué. Tout me dit que Lindor est charmant. Que de.graces! que d’esprit!
FIGARG.
‘Que du ruse! que d’amour!
LE COMTE
Crois-tu qu’elle se donne 4 moi, Figaro?
FIGARO
Elle passera plutét 4 travers cette jalousie que d’y manquer. » ;
LE COMTE
C’en est fait , je suis 4 ma Rosine..... pour la vie « FIGARO. :
Vous cubliez, monseigneur, qu’elle ne vous entend plus. LE COMTE.
Monsieur Figaro! je n’ai qu’un mot a vous dire: elle sera ma femme; et si vous servez bien mon projet en lui cachant mon nom... Tu m’entends, tu me connais...
Je me rends. Allons, Figaro, vole a la fortune, mon fils, LE COMTE.
Retirons-nous, crainte de nous rendre suspects. FIGARO. vivement.
Moi, jentre ici, ot, par la force de mon art, je vais, d’un ‘seul coup de baguette, endormir la vigilance, éveiller l'amour, égarer la jalousie, fourvoyer Vintrigue , et renverser tous les obstacles. Vous, monseigneur, chez moi Vhabit de soldat, te billet de logement, et de Vor dans vos poches.
LE QOMTE.
Pour qui, de Vor?
FIGARO vivement.
De Por, mon dieu, de l’or : c’est le nerf de intrigue. LE COMTE.
Ne te fache pas, Figaro, jen prendrai beaucoup. FIGARO s’en allant.
Je vous rejoins dans peu.
LE COMTE
Figaro ?
FIGARO, Quest-ce que c’est ?
LE COMTE
Et ta guitare? :
FIGARO revtent, Vonblie ma guitare, moi! je suis done fou ! (I! s’en va.} LE COMTE.
Et ta demeure, étourdi?
FIGARO revient, Ah! réellement je suis frappé! — Ma boutique & quatre » pas @ici, peinte en bleu, vilrage en plomb, trois palettes en ‘ Pair, Voeil dans la main, Consilio manuque , FIGARO. (Ib s’enfuit.)