‹ Théâtre de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 328 sur 504 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

FIGARO, un grand manteau sur les épaules, un large chapeau rabattu; BAZILE; ANTONIO, BARTHOLO, BRID’OISON , GRIPE-SOLEIL, TROUPE DE VALETS ET DE TRAVAILLEURS.

FIGARO d’abord seul.

C’est Fanchette! (11 parcourt des yeux les autres 4 mesure qu’ils arrivent , et dit d’un ton farouche :) Bonjour , messieurs ; bonsoir : étes-vous tous ici?

BAZILE

Ceux que tu as pressés d’y venir.

“FIGARO

Quelle heure est-il bien a peu prés ?

ANTONIO regarde en I’air.

La lune devrait étre levée.

BARTHOLO

Eh! quels noirs appréts fais-tu donc? Il a Pair d’un cons-

pirateur !

FIGARO s’agitant.

N’est-ce pas pour une noce, je vous prie, que vous étes ras

semblés au chateau?

BRED OISON

Cé-ertainement.

ANTONIO

en allions la-bas, dans le parc, attendre un sigr

ta féte.

FIGARO. x!

Vous n’irez pas plus loin, messieurs; c’est ici, sous ces mar- ronniers, que nous devons tous célébrer Phonnéte fiancée que j’épouse, et le loyal seigneur qui se l’est destinée. BAZILE se rappelant la journée.

Ah! vraiment, je sais ce que c’est. Retirons , SI Vous m’en croyez: il est question d’un rendez-vous ; je vous conterai cela prés @ici.

BRID’OISON 4 Figaro.

Nou-ous reviendrons.

FIGARO

Quand vous m’entendrez appeler, ne manquez pas d’accourir tous ; et dites du mal de Figaro s’il ne vous fait voir une belle chose BARTHOLO.

Souviens-toi qu’un homme sage ne se fait point d’affaires avec les grands.

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