FLORESTINE, SUZANNE, LES PRECEDENTS
FLORESTINE accourant.
Mon Dieu! maman, qu’avez-vous donc ?
LA COMTESSE
Rien que d’agréable a tapprendre; et ton parrain va t’en instruire.
LE COMTE
Hélas ! ma Florestine , je frémis du péril ow jallais plonger ta jeunesse. Grace an ciel, qui dévoile tout, tu n’épouseras point Bégearss ! Non, tu ne seras point la femme du plus épou-
vantable ingrat... !
FLORESTINE
Ah! ciel ! Léon !... ) LEON, Ma sceur, il nous a tous joués !
FLORESTINE au comte.
Sa soeur !
LE COMTE
Tl nous trompait. I] trompait les uns par les autres, et tu étais le prix de ses horribles perfidies. Je vais le chasser de chez moi.
LA COMTESSE
L’instinct de ta frayeur te servait mieux que nos lumiéres. Aimable enfant , rends graces au ciel qui te sauve d’un tel danger.
LEON
Ma sceur, il nous a tous joués!
FLORESTINE au comte.
Monsieur, il m’appelle sa sceur !
LA COMTESSE exaltée.
Oui , Floresta , tu es a nous. C’est 18 notre secret chéri. Voila ton pére, voila ton frére; et moi, je suis ta mére pour la vie Ah! garde-toi de Poublier jamais! (Elle tend la main au comte.) Almaviva , pas vrai qu’elle est ma fille?
LE COMTE exalté.
Et lui, mon fils ; voila nos deux enfants. ( Tous se serrent
dans les bras un de Pautre.)