‹ Théâtre de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 446 sur 504 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

dans son choix, toutes les ombres curieuses chantent le cheeur suivant, en les enveloppant.) CHOEUR DES OMBRES.

Quittons nos jeux, accourons tous :

Deux de nos fréres & genoux Recoivent l’arrét de leur vie.

LE GENIE DU FEU impose les mains a une des deux ombres. Sois ’empereur Atar! despote de P’Asie , Régne a ton gré dans le palais d’Ormus.

(A Pautre ombre.) Et toi, soldat, formé de parents inconnus, Gémis longtemps de notre fantaisie.

LA NATURE

Vous l’avez fait soldat; mais n’allez pas plus loin : C’est Tarare. Bientét vous serez le témoin De leur dissemblance future.

(Aux deux ombres.) Enfants , embrassez-vous : égaux par la nature, Que vous en serez loin dans la société!

De la grandeur altiére & Phumble pauvreté , Cet intervalle immense est désormais le votre ; A moins que de Brama la puissante bonté , Par un décret prémédité, Ne vous rapproche l'un de lautre, Pour l’exemple des rois et de Phumanité.

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