‹ Théâtre de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 447 sur 504 · TOUTES LES OMBRES EN CHOEUR · texte numérisé non relu

TOUTES LES OMBRES EN CHOEUR

O bienfaisante déité!

Ne souffrez pas que rien altére Notre touchante égalité ; Qu’un homme commande 4 son frére!

(L’ombre d’Atar seule ne chante pas, et s’éloigue avec hauteur; le Génie du Feu la fait remarquer a la Nature.) LA NATURE au Génie du Feu.

C’est assez. Eteignons en eux Ce germe d’une grande idée , Faite poe des climats et des temps plus heurcux. (A toutes les ombres.) \ Tels qune vapeur élancée , Par le froid en eau condensée,

Tombe et se perd dans l’océan; Futurs mortels, rentrez dans le néant.

Disparaissez.

(Au Génie du Feu.) Et nous , dont l’essence profonde Dévore lespace et le temps, Laissons en un clin-d’ceil écouler quarante ans; Et voyons-les agir sur la scéne du monde.

(La Nature et le Génie du Feu s’élévent dans les nuages, dont la masse redescend et couvre toute la scéne.) ° CHOEUR D’ESPRITS AERIENS.

Gloire 4 ’éternelle Sagesse , Qui, créant ’immortel amour, Voulut que, par sa seule ivresse, L’étre sensible obtint le jour!

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